CIRCÉ

Plume, encre de Chine et lavis / 23 x 43 cm

Circé

Les suaves fragrances de l’efflorescence,
Qu’exhale avec assurance la sylve ancienne
Drape ton sillage d’un manteau d’élégance.
Ô noble enchanteresse polypharmacienne.

Toi qui par tes charmes et tes philtres sauvages,
Sais des hommes dompter les fiertés malicieuses,
Lorsque tes métamorphoses arguent les ravages,
Ta splendeur flamboie d’ivresses délicieuses.

Des supplications vaines tu tires ton miel,
Comme de tes veines les libations de fiel,
Par-devant tous ces sycophantes hérauts de haine,

Qui te maudissent en sifflant : inique traitresse.
Mais intangible aux injures vengeresses,
Tu restes de ton sort l’unique souveraine.

Poème d’Eric Melkiahn

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